Qu’est-ce que réussir sa vie ou réussir dans sa vie ?

par Morgane
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Bienvenue dans la série d’articles dédiée aux aspirations professionnelles ! Cette deuxième partie est consacrée à la réussite. Retrouvez les autres articles de la série:
1. Job idéal, comment le trouver ? 
3. Des exemples inspirants ! (parution Septembre)

Qui n’a pas envie de réussir sa vie ?

Une infirmière australienne, Bronnie Ware, a recueilli durant sa carrière les derniers mots et regrets de ses patients en fin de vie et en a fait un livre, pour permettre à ceux qui ont encore le temps “d’apprendre de cette sagesse”. Et peut-être rappeler l’essentiel dans notre passage dans ce monde ?

Voici les 5 regrets qui reviennent le plus souvent :

“J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, plutôt que vivre la vie qu’on attendait de moi”.

“Je regrette d’avoir travaillé si dur”.

“J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments“.

“Je regrette de n’être pas resté en contact avec mes amis”.

“J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux“.

Si nous écouter nous-mêmes et exprimer l’Amour peuvent paraître des principes élémentaires, ce sont aussi probablement les plus difficiles à réaliser tant il y a de facteurs qui viennent s’ajouter, influer, et parfois même jusqu’à nous éloigner de nos aspirations profondes !

Regardons plutôt ce qu’il est encore possible de faire pour avoir le sentiment de réussir notre vie.

La réussite aux yeux de la société

Tout d’abord, passons en revue ce que “réussir” veut dire dans l’inconscient collectif, au niveau de la société version 2019.

La réussite de l’argent

Probablement la plus répandue, la plus visible aussi. Parmi les motivations à réussir par le biais de l’argent, on trouve : l’assurance d’une sécurité financière, le désir de posséder et souvent de montrer ce qu’on possède, avoir du pouvoir, être connu, être “quelqu’un” (nous sommes tous quelqu’un !), démontrer de quoi on est capable… presque tout est en rapport avec le regard des autres !

Rappelons qu’il y a 10 ans, Jacques Séguela (publicitaire) affirmait qu’arriver à 50 ans sans posséder une Rolex revenait à avoir raté sa vie. 😂

Tout ça pose la question pourtant essentielle : qu’est-ce qui est le plus important : ÊTRE ou AVOIR ?

Le prestige

Continuons. Vient ensuite la fierté à exercer son métier, et la fierté d’en parler.

Il y a les postes qui en imposent car ils sauvent des vies par exemple (chirurgien), ou des métiers vus comme étant “à risque” et demandant une expertise poussée (pilote de ligne), ou alors dans une branche prestigieuse (la joaillerie) ou pour une marque renommée…

Pour les intitulés de postes, si “directeur” et “manager” font toujours leur effet, ces dernières années, on a vu fleurir des acronymes et des titres pompeux souvent anglo-saxons (soooooo….. quoi ?) qui mettent souvent un voile sur la compréhension du poste…

La valorisation de la forme à défaut du fond ?

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crédit Freestocks

La compétition en culottes courtes

Et ça commence dès l’école, avec le système de notes, de normes, de standards. Et la mise au banc des talents différents, des potentiels que l’on n’exploite pas et qu’on laisse dans l’ombre jusqu’au décrochage.

Personnellement, j’ai toujours détesté que les adultes me demandent mes notes quand j’étais gamine. Non pas parce que j’en avais honte, mais parce que ça réduisait mon existence à des évaluations qui jugeaient mes résultats, mais ne s’intéressaient pas à ma vie dans son ensemble.

Pour peu qu’il y ait des comparaisons émises par des adultes entre différents enfants… et on se sent valorisé.e ou dévalorisé.e.

Avez-vous déjà entendu une question régulièrement adressée aux enfants : “ça se passe bien à l’école ?”. Sans qu’il y ait forcément de suite par ailleurs !

D’ailleurs, une fois adulte, quand on rencontre d’autres personnes : l’une des premières questions reste “tu fais quoi dans la vie ?” comme si ça résumait ce que nous sommes…

grainepeace-compétition

Les études

Là aussi, le prestige de certaines filières et/ou écoles peut peser sur les étudiants qui font moins d”études ou des études plus classiques. Ça pose encore les problématiques de valorisation de la jeunesse et des adultes en devenir.

Si on veut rentrer dans les clichés (qui sont pas mal inscrits dans les mentalités), on dirait qu’un élève “incompatible” avec l’école dite “classique” fera un cursus technique : CAP/BPE/BacPro etc. Sauf que dans ces filières professionnelles et techniques, il y a surtout des métiers dont on a besoin, mais présentées comme des voies de garage. Parfaitement injuste et faux.

Je me souviens du grand-père de cousins qui me demandait ce que je faisais comme études, et qui comparait avec celles, plus brillantes, qu’avaient entamées ses petits enfants à lui, et la fierté qu’il exprimait qu’ils fassent ce cursus plutôt que le mien. J’ai trouvé des arguments convaincants pour valoriser mes choix, mais ce n’est pas agréable de se sentir obligé de justifier son parcours, et de se sentir jugé.

Ce sont justement les conditions qui enferment vers la réussite de l’argent ou du prestige.

Combien de personnes font les études qui plaisent à leurs parents ?

Combien de carrières sont remises en question quand la question de trouver du sens dans son job se présente ?

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crédit Oladimeji Ajegbile

La réussite en tant qu’accomplissement personnel

Ressentir l’alignement

Heureusement, il existe d’autres façons de vivre la réussite !

En notre for intérieur, nous savons ce qui nous convient, ou a contrario ce qui provoque des réactions de blocages avec effets plus au moins somatiques.. Perte de motivation, stress, boule au ventre, conflits, anxiété, lumbagos, raideurs, etc..

C’est à ce moment-là qu’il est capital de se poser des questions et d’être honnête avec soi-même :

  • Qu’est-ce qui est important pour moi ?
  • Qu’est ce que je peux accepter ?
  • Sur quoi j’ai besoin de ne pas transiger pour respecter mes valeurs ?
  • Ai-je envie de laisser une empreinte ? Si oui, laquelle ?
  • Par quoi sont guidés mes choix ? Mes aspirations profondes ? Le regard des autres et le prestige associé au secteur/poste dans lequel j’exerce ?
  • Quelle contribution j’ai envie d’apporter ?

Il y a une recherche de cohérence qui se joue en interne, souvent étouffée. Parce qu’elle ne paraît pas accessible, pas réalisable, pas possible.

Encore une histoire de peur.

Peur de devoir procéder à des changements (on craint les conséquences et pas les effets bénéfiques).

Peur de modifier une situation dans laquelle on a peur de perdre quelque chose (ou quelqu’un).

Et pourtant la portée de cet alignement est immense.

crédit Luizclas

Réussite et santé, y a t’il un rapport ?

Il semblerait même que réussir, avoir un équilibre épanouissant, soit en lien avec un bon état de santé.

Celui qui réussit sa vie de famille, mais qui a un boulot qui l’opprime pourrait être miné par ses soucis professionnels.

Celui qui a un poste qui l’épanouit, mais qui souffre d’un manque d’amour peut aussi sentir des moments où l’organisme faiblit…

Je ne veux pas limiter la cause des maladies (mal-a-dit) aux seuls contextes professionnels et personnels : l’environnement, les modes de vie, la génétique sont aussi des facteurs déterminants dans le cadre du développement des maladies.

Simplement, la définition de la santé pour l’OMS est holistique, globale :

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

Définition de la santé définie par l’OMS

Par ailleurs, la réussite n’est pas que professionnelle, elle peut tout à fait être 100% dédiée à une ambition personnelle !!!

Prendre soin de sa famille, élever des enfants (les siens ou en adopter), être une personne qui crée du lien dans une communauté, être parent, permettre la réalisation de projets au sein d’associations… Peindre, écrire, danser, dessiner sans que ce soit un métier, mais une passion vécue, un art exprimé peut tout à fait être vécu comme une réussite.

10 clés de la réussite

1. Souvenez-vous que l’important, c’est le chemin !

La réussite est la partie émergée de l’iceberg. On ne regarde souvent que le résultat visible mais l’ensemble du chemin y mène, y compris – voire surtout ! – ce qui s’est mis en travers de la route : les sacrifices, les critiques surmontées, le découragement, les échecs, les doutes, les pertes, la rigueur, la répétition, les peurs vaincues, les épreuves !

“l’illusion de l’iceberg’

2. N’écoutez pas ceux qui disent que vous n’y arriverez jamais !

Au pire, ils vous donneront envie de leur prouver le contraire !

3. Faites taire vos peurs.

N’ignorez pas la prudence qui vous guide et vous évite les murs, mais ne laissez pas la peur vous paralyser et vous empêcher d’avancer.

4. Prenez du plaisir à ce que vous faites.

Primordial. On est naturellement bon dans les domaines qui nous plaisent. Et plus on prend de plaisir à être bon et plus on excelle. Vertueux.

5. Sachez bien vous entourer.

Il ne s’agit pas de créer des relations par intérêt mais de désencombrer les relations toxiques et privilégier les relations qui vous portent. Et savoir demander de l’aide.

6. Ecoutez les retours régulièrement

Quand les gens font un feed-back, écoutez-les. Un retour positif ? Notez-le et nourrissez-vous de ça comme booster. Un retour négatif ? Ne le prenez pas personnellement, voyez ce que vous pouvez améliorer : chaque difficulté est le germe d’un apprentissage.

7. Laissez libre court à votre créativité

Les contraintes de la réalité auront bien le temps de se présenter, pensez sans limites, des idées et de nouvelles façons de faire se présenteront ! Et pour l’inspiration Comme par Magie est vivement recommandé par Gaëlle !

8. Adaptez-vous.

C’est votre souplesse qui va vous permettre de rebondir, de bifurquer, d”éviter des coups, de prendre un autre courant, d’aller vers la nouveauté ou de revenir en arrière parfois.

9. Procédez par étapes

Avoir un but, c’est ce qui vous donne envie de passer à l’action. Il est aussi très important d’avoir une vision globale des étapes pour y parvenir. A l’image d’un GPS : on a une destination et le GPS propose plusieurs itinéraires possibles. On étudie les trajets qui correspondent le mieux à nos attentes (le plus rapide, le moins cher, le plus joli…) et on procède par étapes.

10. Acceptez de vous remettre en question.

Ce n’est pas perdre la face, c’est assumer être humain et faire des erreurs. Ça permet de réagir plus vite et de rester axé sur votre objectif en rectifiant la trajectoire si besoin, plutôt que de maintenir le cap et risquer de tomber à côté de votre objectif.

Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.

Mark Twain
graine peace équilibre réussite
crédit Sébastien Voortman

Pour finir

La réussite, ce n’est pas une réalité mais une perception.

Vous pouvez très bien être envié pour votre apparente réussite professionnelle, car vous êtes à un poste qui ‘en impose’, et avoir la perception que vous n’êtes pas à votre place !

Seul.e vous pouvez savoir ce qui correspond à votre réussite. Nul besoin de la validation des autres !

Votre vision de la réussite n’est pas évoquée ici ? Venez compléter en commentaires, c’est toujours un plaisir de vous lire !

3 Commentaires

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3 Commentaires

Savon 28 juin 2019 - 15 h 33 min

Un article très inspirant. De mon côté, je suis assez fière de ma réussite personnelle avec mon mari et notre fils. Et j’aime mes deux métiers : bibliothécaire et illustratrice.
Je me permet juste une petite remarque. Quand vous dites “élever des enfants (les siens ou en adopter)”. Quand on adopte un enfant, il devient le notre.
Merci pour tous ces articles.

Répondre
Sonia 26 juin 2019 - 7 h 46 min

Merci pour ce bel article, je ne commente pas à chaque fois (quasi jamais d’ailleurs) mais je lis tous 😉
Pour moi, la réussite professionnelle passe au 2ème plan!
Quand j’étais petite et qu’on me demandais ce que je voulais faire plus tard, je répondais “être maman” et là je voyais bien que ça ne correspondait pas à ce que la personne attendais…
Je n’ai jamais été carrièriste, j’ai travaillé pendant 15ans dans la même branche en évoluant de poste en poste et puis un jour, à la naissance de ma 2ème fille, j’ai réalisé que c’était pas ça ma vie, que j’avais pas envie de faire garder mes enfants 6 jours sur 7 pendant 11h par jours. J’ai pris un congés parental et je suis devenue assistante maternelle. ça fait 15ans maintenant et je m’épanouis pleinement au travers de mon métier (qui n’est souvent absolument pas reconnu) J’élève (dans le sens faire grandir) mes 3 filles, qui ont maintenant 20ans, 17ans et 9ans et en parallèle, j’accompagne, pour un temps, la vie des enfants qui me sont confié. Voilà, ça c’est ma réussite et j’en suis fière 🙂

Répondre
Morgane 26 juin 2019 - 16 h 25 min

Bonjour Sonia !
Merci pour votre superbe témoignage !
A vrai dire, j’ai pensé aux assistantes maternelles en écrivant l’article… Élever des enfants est pour moi le métier le plus difficile qui soit, donc le “métier” de parent, mais aussi les métiers qui guident et élèvent nos enfants, les adultes de demain ! Vous semez les graines qui vont leur permettre de s’épanouir et c’est beau !!
Bravo d’avoir réussi à suivre votre coeur, merci pour ce partage de merveilleuse réussite 🤗
C’est chouette de savoir que vous nous lisez toutes les semaines, aussi 🥰
A très bientôt,
Morgane

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